lundi 9 mars 2009

le 20 mars, on joue à Petite-Forêt!



Quand j’ai dit ça à Nathalie , la comédienne, elle était toute contente.

« Petite Forêt ! Ca a l’air joli ! » m’a-t-elle dit. Je lui ai dit que « oui » mais qu’elle risquait d’être déçu. Il y a ville plus forestière. Faut dire qu’elle habite a quelques kilomètres de la Sologne.

Le 20 mars, ce sera notre première date du « Printemps culturel ». Ce sera aussi notre première date de tournée. C’est toujours un peu angoissant. On a beau supposer avoir pensé à tout, il y a toujours des surprises lorsque que l’on quitte la salle ou le spectacle a été créé et qu’il commence à voyager.

Je dois aussi avouer que je suis content de retrouver l’équipe du spectacle. Nous nous sommes quitté le vendredi 23 janvier à minuit, après la représentation d’Avion. Cela fera 2 mois que nous n’auront pas joué le spectacle et nous ne pourrons répéter qu’une petite heure avant la représentation jeune publique de 14h30. C’est une situation très inconfortable, mais j’ai déjà connu pire !

Sur un précédent spectacle que j’avais créé (Non ! Encore un fait-divers !), nous jouions dans les alpes, à St Martin de Vésubie plus exactement. C’était la première date d’une tournée d’été et une reprise de rôle pour Marie-Pierre Feringue. Elle jouait plusieurs personnages. (Une mère acariâtre, une maîtresse d’école tyrannique, et une femme d’entreprise égoïste). Elle donc était toujours sur le plateau. Même si le spectacle n’était pas compliqué, c’était beaucoup de travail. Pour des raisons de planning, elle joua cette première représentation après seulement une journée de répétition que nous avions fait un mois et demi auparavant. Et elle fut formidable !

J’ai même vue pire encore. C’était lors des représentations de l’opéra de Verdi, Le Bal Masqué, mit en scène par Daniel Mesguich avec l’Orchestre National de Lille dirigé par Jean-Claude Casadessus. J’y étais figurant. A la fin de l’avant dernière représentation, le rôle principal, tenu par un ténor italien, se cassa la voix. C’est fini pour lui. Le lendemain, directement de Prague par avion, arrivait un ténor qui repris le rôle dans l’après midi. Xavier Maurel, assistant sur ce spectacle, joua alors un « double », déplaçant le chanteur selon les besoins de la mise en scène. Dominique Louis, la costumière, avait passé la nuit à réaliser de nouveaux costumes.

Ce genre de situation à, je crois, été vécu par toutes les équipes au moins une fois dans leur carrière. Cela fait finalement parti des souvenirs.

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