
TAZ
La TAZ (Temporary Autonomous Zone), ou Zone Autonome Temporaire, ne se définit pas. Des « Utopies pirates » du XVIIIe au réseau planétaire du XXIe siècle, elle se manifeste à qui sait la voir, « apparaissant-disparaissant » pour mieux échapper aux Arpenteurs de l’Etat. Elle occupe provisoirement un territoire, dans l’espace, le temps ou l’imaginaire, et se dissout dès lors qu’il est répertorié. La TAZ fuit les TAZs affichées, les espaces « concédés » à la liberté : elle prend d’assaut, et retourne à l’invisible. Elle est une « insurrection » hors le Temps et l’Histoire, une tactique de la disparition. Le terme s’est répandu dans les milieux internationaux de la « cyber-culture », au point de passer dans le langage courant, avec son lot obligé de méprises et de contresens. La TAZ ne peut exister qu’en préservant un certain anonymat ; comme son auteur, Hakim Bey, dont les articles « apparaissent » ici et là, libres de droits, sous forme de livre ou sur le Net, mouvants, contradictoires, mais pointant toujours quelques routes pour les caravanes de la pensée.
C’est à partie de ce concept que j’anime un atelier d’écriture depuis la rentrée avec le Lycée Professionnel St Jean Baptiste de La Salle et du Réseau d’Echange de Savoir à Bourges. C’est la ville ou j’ai fait une grande partie de ma scolarité, du Lycée jusqu’au Beaux-Arts il y a 20 ans. C’est aussi à cette époque que j’ai rencontré Emmetrop, l’association qui m’a proposé de participer à cet atelier d’écriture dans le cadre des « futurs de l’écrit « de l’abbaye de Noirlac. C’est une opération qui regroupe tous les acteurs culturels du Cher, des musiciens, des auteurs, des plasticiens. Datant de 1100, c’est l’un des plus beaux ensembles monastiques de France. C’est aujourd’hui un lieu de rencontre et de résidence artistique. Quand à Emmetrop, c’est une longue histoire. Cette association doit avoir 25 ans. J’étais alors aux beaux-Arts, et régulièrement, cette association organisait des concerts. C’est ainsi que je découvrais les Bérurier Noir (dont Junior Cony, le musicien du Spectre Rouge, est issue.) les Garçon Boucher, tous les groupes de Boucherie Productions ou de Bondages Records. C’était aussi des radios, des fanzines, tous les graffeurs et plasticiens que regroupaient cette contre culture que l’on appelait le Mouvement Alternatif. C’était l’époque des manifestations étudiantes, Malik Oussékine tué par les pelotons Voltigeurs rue Monsieur le Prince. C’était en décembre 1986.Avec mon copain Jean, nous tentions d’être acteurs de ce mouvement. Nous animions une émission de radio, éditions un fanzine, organisions des concerts et jouions dans un groupe. Toute cette ouverture d’esprit, je l’ai découverte grâce à Emmetrop, à Erik et Fred. C’est toujours un plaisir de collaborer avec eux.
A Noirlac, J’y ai retrouvé Brigitte Patient (ancienne journaliste de France Inter) que j’avais connu à Saran, au Théâtre de la Tête Noire il y a deux ans. J’y fais aussi de belles rencontres (François Bon, un auteur dont j’admire le travail et Anne Boris du Réseau d’Echange). Je ne sais pas encore à quoi ressemblera la restitution final, mais les textes écrits par les participants sont souvent pertinents et certains élèves se révèlent actuellement. J’espère que Frédéric Baudimant, le musicien qui jouait avec moi sur Broutchoux (Et marchons sur la tête des rois !), pourra se joindre à moi pour les représentation du 29 et 30 mai. Le mercredi 18 mars, nous ferons une première lecture publique des textes dans la salle du « Bruit de Frigo », à Bourges, dans le quartier de Chancellerie.
Le lendemain, le jeudi 19, c’est grève ! Tout le monde dans la rue !
Et le 20 mars, on joue à Petite Forêt.
La TAZ (Temporary Autonomous Zone), ou Zone Autonome Temporaire, ne se définit pas. Des « Utopies pirates » du XVIIIe au réseau planétaire du XXIe siècle, elle se manifeste à qui sait la voir, « apparaissant-disparaissant » pour mieux échapper aux Arpenteurs de l’Etat. Elle occupe provisoirement un territoire, dans l’espace, le temps ou l’imaginaire, et se dissout dès lors qu’il est répertorié. La TAZ fuit les TAZs affichées, les espaces « concédés » à la liberté : elle prend d’assaut, et retourne à l’invisible. Elle est une « insurrection » hors le Temps et l’Histoire, une tactique de la disparition. Le terme s’est répandu dans les milieux internationaux de la « cyber-culture », au point de passer dans le langage courant, avec son lot obligé de méprises et de contresens. La TAZ ne peut exister qu’en préservant un certain anonymat ; comme son auteur, Hakim Bey, dont les articles « apparaissent » ici et là, libres de droits, sous forme de livre ou sur le Net, mouvants, contradictoires, mais pointant toujours quelques routes pour les caravanes de la pensée.
C’est à partie de ce concept que j’anime un atelier d’écriture depuis la rentrée avec le Lycée Professionnel St Jean Baptiste de La Salle et du Réseau d’Echange de Savoir à Bourges. C’est la ville ou j’ai fait une grande partie de ma scolarité, du Lycée jusqu’au Beaux-Arts il y a 20 ans. C’est aussi à cette époque que j’ai rencontré Emmetrop, l’association qui m’a proposé de participer à cet atelier d’écriture dans le cadre des « futurs de l’écrit « de l’abbaye de Noirlac. C’est une opération qui regroupe tous les acteurs culturels du Cher, des musiciens, des auteurs, des plasticiens. Datant de 1100, c’est l’un des plus beaux ensembles monastiques de France. C’est aujourd’hui un lieu de rencontre et de résidence artistique. Quand à Emmetrop, c’est une longue histoire. Cette association doit avoir 25 ans. J’étais alors aux beaux-Arts, et régulièrement, cette association organisait des concerts. C’est ainsi que je découvrais les Bérurier Noir (dont Junior Cony, le musicien du Spectre Rouge, est issue.) les Garçon Boucher, tous les groupes de Boucherie Productions ou de Bondages Records. C’était aussi des radios, des fanzines, tous les graffeurs et plasticiens que regroupaient cette contre culture que l’on appelait le Mouvement Alternatif. C’était l’époque des manifestations étudiantes, Malik Oussékine tué par les pelotons Voltigeurs rue Monsieur le Prince. C’était en décembre 1986.Avec mon copain Jean, nous tentions d’être acteurs de ce mouvement. Nous animions une émission de radio, éditions un fanzine, organisions des concerts et jouions dans un groupe. Toute cette ouverture d’esprit, je l’ai découverte grâce à Emmetrop, à Erik et Fred. C’est toujours un plaisir de collaborer avec eux.
A Noirlac, J’y ai retrouvé Brigitte Patient (ancienne journaliste de France Inter) que j’avais connu à Saran, au Théâtre de la Tête Noire il y a deux ans. J’y fais aussi de belles rencontres (François Bon, un auteur dont j’admire le travail et Anne Boris du Réseau d’Echange). Je ne sais pas encore à quoi ressemblera la restitution final, mais les textes écrits par les participants sont souvent pertinents et certains élèves se révèlent actuellement. J’espère que Frédéric Baudimant, le musicien qui jouait avec moi sur Broutchoux (Et marchons sur la tête des rois !), pourra se joindre à moi pour les représentation du 29 et 30 mai. Le mercredi 18 mars, nous ferons une première lecture publique des textes dans la salle du « Bruit de Frigo », à Bourges, dans le quartier de Chancellerie.
Le lendemain, le jeudi 19, c’est grève ! Tout le monde dans la rue !
Et le 20 mars, on joue à Petite Forêt.

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