samedi 21 mars 2009

on a joué à Petite-forêt!

Ce fut une journée mémorable. Comme je l'ai expliqué lors d'un précédent message, toute l'équipe se retrouvait. Il y a avait de la tension et malgré l'acceuil formidable le la salle Barbara, l'attention permanente de l'équipe qui la compose, il nous aura manqué 2 heures pour proposer aux 180 jeunes venu voir le spectacles tel qu'il aurait du être. Nous étions triste après la représentation,. Nous n'avions pas été à la hauteur. Beaucoup de pression, de la fatigue, nous nous sommes retrouvé à 14h30 sans avoir eu le temps de répéter. Inutile de vous préciser que c'est ce que nous avons fait juste après le départ du dernier spectateur. Et la représentation du soir fur beaucoup plus conforme au spectacle que nous avions créer à avion.
En tout cas, j' ai hâte de rencontrer tous ces jeunes pour que je leur parle de notre métier, celui de faire du spectacle vivant. Il faudra que je leur dise que c'est un métier formidable. Que ce jour là, nous avons de notre mieux mais que nous n'avons pas pu arrêter le temps. Il faudra que je leur raconte tout ça!
Mercredi prochain, nous reprenons le spectacle pour 4 jours à la Verrière, à Lille.Tous les soirs également, avec Junior Cony, j'interpréterai "de la dope, du fric et des putes". C'est un polar musical. J'aime bien cette lecture. Le texte a été travaillé de façon particulière. J'en avais écrit une première version. Lorsque je l'ai présenté à Junior Cony, il a commencé à composer. Je remaniais alors le texte pour qu'il s'adapte soi à la rythmique, soit au phrasé musical. Il a donc régulièrement évolué ce qu'il lui donne aujourd'hui une légèreté qu'il n'avait pas au début. Fait de phrases courtes, il est très incisif.
Ce spectacle est beaucoup plus proche du concert que du théâtre.
Lundi, avec la Vache Bleue et son directeur artistique Jean-christophe Viseux, nous animons au CUEEP de Tourcoing un atelier de théâtre . Les participants sont formidable. Il faudra un jour que je parle plus longuement de ces ateliers.
Il m'arrive parfois de me dire que c'est peut-être la que je suis le plus utile.

jeudi 19 mars 2009

takla-makan


C’est le nom du désert qui occupe une bonne partie de l’Ouest de la Chine.

En Septembre 2006, Patrice Douchet, du théâtre de la Tête Noire de Saran, me proposait ainsi qu’à 5 autres auteurs (Carole Thibaud, Karin Serre, Gilles Granouillet, William Pellier, Philippe Aufort) de « partie en écriture », c'est-à-dire quelque part dans le monde et d’en revenir avec un texte théâtral.

Je suis donc parti de Moscou et rejoignais Pékin par le transsibérien (Le Transmanchourien pour être plus exact), puis je traversais la chine en train et en bus jusqu'à Kachgar, en pays Ouighour, à l’extrême Ouest de la chine. Le voyage dura 6 semaines durant lesquelles je prenais des notes, écrivais quelques scènes. Tout ce que j’écrivais était désordonné et je ne savais pas trop ce que je ferais avec à mon retour en France.

Trois mois plus tard, je finalisais « Takla-makan, le désert d’où on ne revient pas ».

C’est l’histoire de Damien, un jeune un peu paumé, qui suite au gain d’une forte somme d’argent, décide de rejoindre Pékin par le train. Le hasard lui fait partager le même compartiment avec un vieil homme taciturne nommé Martin et qui se dit être Roi du royaume Autonome de Providence. Il part rejoindre un village merveilleux en plein désert.

Il va naître entre eux une amitié particulière.

Je voulais écrire un Road-Movie.

Je voulais mettre en scène les héros de ma mythologie. En effet, Damien est un personnage récurant que j’ai utilisé dans plusieurs pièces.

Je voulais écrire sur la liberté, sur sa recherche, sur la difficulté de la vivre.

Je voulais écrire un témoignage humoristique sur le voyage, sur la découverte de territoires nouveaux.

Ce texte a été lu à Saran, à Strasbourg, à Avignon, à Paris au Théâtre du Rond-point ainsi qu’au Théâtre de l’Est Parisien.

Il continu à circuler dans des comités de lecture et je suis régulièrement invité à des rencontres. C’est toujours agréable.

Avant-hier, j’ai eu la surprise d’apprendre qu’avec ce texte, j’étais lauréat de L’inédiThéâtre. Ce Prix est décerné par les élèves de lycée et organisé par le Théâtre de l’Est Parisien en partenariat avec Postures, la Drac Ile de France, le Rectorat de Paris. Le texte sera prochainement publié aux Editions Lansmann. J'espère que ce texte sera bientôt mis en scène.

Je travaille actuellement sur la suite qui se déroulera sur un autre continent. Pour l’instant, je ne peux en dire plus….

D'autres textes dont Damien est le héros existent. Je vous en reparlerai plus tard, parce qu'aujourd'hui, nous sommes le19 mars et je vais défiler!

Et demain, on joue à Petite-Forêt!

vendredi 13 mars 2009

TAZ


TAZ
La TAZ (Temporary Autonomous Zone), ou Zone Autonome Temporaire, ne se définit pas. Des « Utopies pirates » du XVIIIe au réseau planétaire du XXIe siècle, elle se manifeste à qui sait la voir, « apparaissant-disparaissant » pour mieux échapper aux Arpenteurs de l’Etat. Elle occupe provisoirement un territoire, dans l’espace, le temps ou l’imaginaire, et se dissout dès lors qu’il est répertorié. La TAZ fuit les TAZs affichées, les espaces « concédés » à la liberté : elle prend d’assaut, et retourne à l’invisible. Elle est une « insurrection » hors le Temps et l’Histoire, une tactique de la disparition. Le terme s’est répandu dans les milieux internationaux de la « cyber-culture », au point de passer dans le langage courant, avec son lot obligé de méprises et de contresens. La TAZ ne peut exister qu’en préservant un certain anonymat ; comme son auteur, Hakim Bey, dont les articles « apparaissent » ici et là, libres de droits, sous forme de livre ou sur le Net, mouvants, contradictoires, mais pointant toujours quelques routes pour les caravanes de la pensée.
C’est à partie de ce concept que j’anime un atelier d’écriture depuis la rentrée avec le Lycée Professionnel St Jean Baptiste de La Salle et du Réseau d’Echange de Savoir à Bourges. C’est la ville ou j’ai fait une grande partie de ma scolarité, du Lycée jusqu’au Beaux-Arts il y a 20 ans. C’est aussi à cette époque que j’ai rencontré Emmetrop, l’association qui m’a proposé de participer à cet atelier d’écriture dans le cadre des « futurs de l’écrit « de l’abbaye de Noirlac. C’est une opération qui regroupe tous les acteurs culturels du Cher, des musiciens, des auteurs, des plasticiens. Datant de 1100, c’est l’un des plus beaux ensembles monastiques de France. C’est aujourd’hui un lieu de rencontre et de résidence artistique. Quand à Emmetrop, c’est une longue histoire. Cette association doit avoir 25 ans. J’étais alors aux beaux-Arts, et régulièrement, cette association organisait des concerts. C’est ainsi que je découvrais les Bérurier Noir (dont Junior Cony, le musicien du Spectre Rouge, est issue.) les Garçon Boucher, tous les groupes de Boucherie Productions ou de Bondages Records. C’était aussi des radios, des fanzines, tous les graffeurs et plasticiens que regroupaient cette contre culture que l’on appelait le Mouvement Alternatif. C’était l’époque des manifestations étudiantes, Malik Oussékine tué par les pelotons Voltigeurs rue Monsieur le Prince. C’était en décembre 1986.Avec mon copain Jean, nous tentions d’être acteurs de ce mouvement. Nous animions une émission de radio, éditions un fanzine, organisions des concerts et jouions dans un groupe. Toute cette ouverture d’esprit, je l’ai découverte grâce à Emmetrop, à Erik et Fred. C’est toujours un plaisir de collaborer avec eux.
A Noirlac, J’y ai retrouvé Brigitte Patient (ancienne journaliste de France Inter) que j’avais connu à Saran, au Théâtre de la Tête Noire il y a deux ans. J’y fais aussi de belles rencontres (François Bon, un auteur dont j’admire le travail et Anne Boris du Réseau d’Echange). Je ne sais pas encore à quoi ressemblera la restitution final, mais les textes écrits par les participants sont souvent pertinents et certains élèves se révèlent actuellement. J’espère que Frédéric Baudimant, le musicien qui jouait avec moi sur Broutchoux (Et marchons sur la tête des rois !), pourra se joindre à moi pour les représentation du 29 et 30 mai. Le mercredi 18 mars, nous ferons une première lecture publique des textes dans la salle du « Bruit de Frigo », à Bourges, dans le quartier de Chancellerie.
Le lendemain, le jeudi 19, c’est grève ! Tout le monde dans la rue !
Et le 20 mars, on joue à Petite Forêt.

lundi 9 mars 2009

le 20 mars, on joue à Petite-Forêt!



Quand j’ai dit ça à Nathalie , la comédienne, elle était toute contente.

« Petite Forêt ! Ca a l’air joli ! » m’a-t-elle dit. Je lui ai dit que « oui » mais qu’elle risquait d’être déçu. Il y a ville plus forestière. Faut dire qu’elle habite a quelques kilomètres de la Sologne.

Le 20 mars, ce sera notre première date du « Printemps culturel ». Ce sera aussi notre première date de tournée. C’est toujours un peu angoissant. On a beau supposer avoir pensé à tout, il y a toujours des surprises lorsque que l’on quitte la salle ou le spectacle a été créé et qu’il commence à voyager.

Je dois aussi avouer que je suis content de retrouver l’équipe du spectacle. Nous nous sommes quitté le vendredi 23 janvier à minuit, après la représentation d’Avion. Cela fera 2 mois que nous n’auront pas joué le spectacle et nous ne pourrons répéter qu’une petite heure avant la représentation jeune publique de 14h30. C’est une situation très inconfortable, mais j’ai déjà connu pire !

Sur un précédent spectacle que j’avais créé (Non ! Encore un fait-divers !), nous jouions dans les alpes, à St Martin de Vésubie plus exactement. C’était la première date d’une tournée d’été et une reprise de rôle pour Marie-Pierre Feringue. Elle jouait plusieurs personnages. (Une mère acariâtre, une maîtresse d’école tyrannique, et une femme d’entreprise égoïste). Elle donc était toujours sur le plateau. Même si le spectacle n’était pas compliqué, c’était beaucoup de travail. Pour des raisons de planning, elle joua cette première représentation après seulement une journée de répétition que nous avions fait un mois et demi auparavant. Et elle fut formidable !

J’ai même vue pire encore. C’était lors des représentations de l’opéra de Verdi, Le Bal Masqué, mit en scène par Daniel Mesguich avec l’Orchestre National de Lille dirigé par Jean-Claude Casadessus. J’y étais figurant. A la fin de l’avant dernière représentation, le rôle principal, tenu par un ténor italien, se cassa la voix. C’est fini pour lui. Le lendemain, directement de Prague par avion, arrivait un ténor qui repris le rôle dans l’après midi. Xavier Maurel, assistant sur ce spectacle, joua alors un « double », déplaçant le chanteur selon les besoins de la mise en scène. Dominique Louis, la costumière, avait passé la nuit à réaliser de nouveaux costumes.

Ce genre de situation à, je crois, été vécu par toutes les équipes au moins une fois dans leur carrière. Cela fait finalement parti des souvenirs.